Qu’en est-il exactement de nos particularités spirituelles ? Je parle de ces façons diverses et variées d’aboutir au même point, celui que l’on s’est fixé avant notre incarnation présente.
Car enfin, il s’agit bien ici de celle qui nous intéresse et doit nous intéresser.
Dieu nous a créés à Son image, et Son image est multiple. Au-delà des particularités humaines de races, tailles, poids etc. existe une configuration psycho-mentale particulière et propre à chacun(e) et qui déterminera notre tendance naturelle à suivre notre voie spirituelle. Alors dans ces conditions, qu’en est-il de la guidance et l’aide que l’on est supposés apporter aux personnes dont nous savons par avance qu’elles ne « fonctionnent » pas comme nous ?
Selon le principe « qui peut le plus peut le moins », il semble que la simplicité soit la voie royale vers la compréhension de choses naturellement complexes (à notre entendement humain). Car tout n’est que simplicité, limpidité, évidence é-vie-danse, danse de la vie dans sa Perfection. Si l’on regarde autour de soi, tous les règnes qui ont « précédé » le quatrième règne humain, celui de la séparativité de conscience, évoluent dans la simplicité la plus absolue, une simplicité seulement rendue complexe par les humains par une exhaustive étude scientifique. Comme si l’oiseau faisant son nid ou l’araignée tissant sa toile devait avoir passé au préalable un sorte d’examen pour réussir son ouvrage (sourire)… Ceci étant dit, il faut bien reconnaître que l’homme dans son cheminement spirituel est très loin d’égaler la perfection d’une araignée tissant sa toile et pour cause ! Cette dernière ne dispose pas d’Internet pour faire ses calculs (rires)…
Bon, plaisanterie mise à part, que pourrions-nous dire des différentes sortes de schémas psycho-ment-aux (autant de schémas qu’il existe d’individus bien qu’il y ai des tendances générales à compliquer ou à simplifier) en terme d’avancement sur « l’échelle de l’ascension » ? La tendance générale humaine 3D consistant à évaluer la distance entre l’être et LA vérité qu’il croit exprimer en fonction de la complexité, limite psycho-spirituelle, du cheminement, l’on constate et pour ma part avec désappointement que cette évaluation mène à la thèse selon laquelle plus on étend notre réflexion, plus elle est poussée et complexe, plus on est proche de la Vérité avec un grand « V » ! Bon et quand bien même, complexité et simplicité ne sont-elles pas deux voies destinées au même aboutissement ? Alors qu’en est-il de votre tendance naturelle à vous ? Etes-vous plutôt compliqués, cérébraux, ou la complexité vous rebute-t-elle ? Personnellement, j’aurais tendance à faire partie de la deuxième catégorie, je dis bien tendance parce qu’évidemment rien n’est tout blanc ou tout noir car les nuances sont elles-mêmes à l’image de la multiplicité dont je parlais plus haut.
Si l’on suit ce raisonnement, on remarque très vite que l’on s’éloigne de l’axe, du centre de la réflexion. Ne prendrait-on pas ainsi le chemin à l’envers ? Car enfin, cette Vérité existe-t-elle réellement ? parce que la Vérité avec ce grand « V », si elle existait, serait cristallisée quelque part dans un univers dont on ne sait ni où ni comment il commence et prend fin. Cristalliser = arrêt de mouvement et comme chacun le sait, la vie est mouvement, la vie avec un grand « V » cette fois-ci. L’on se retrouverait donc avec une vérité impliquant un point de départ et une ligne d’arrivée et entre ces deux points, on observerait une multitude d’êtres se « positionnant » ici, là, l’un devant, l’autre derrière, l’un plus, l’autre moins… bref, le principe même de la dualité 3D exprimée sur la base d’un temps linéaire, temps dont nous savons qu’il n’existe pas en dehors de notre réalité présente. Alors l’ami, qu’en est-il de ta grande vérité ou même de ta recherche de cette vérité qui n’est que l’expression de ton mental avide de comprendre ? (oh ne vous inquiétez pas, l’ami, c’est aussi moi ! sourire…)
Par ailleurs comprendre quoi ? Ce que tu fais là ? Où tu vas ? Comment y aller ? Parce que quant à savoir ce que tu fais là, il te suffit de vivre ton présent pour le
savoir ; où tu vas, là où tu es à chaque instant, chaque seconde qui s’écoule ; quant à savoir comment y aller retour à la case départ : vivre ton présent ! Car s’interroger
sur la façon d’aller là où l’on est déjà est quelque peu cocasse. Et quand bien même se demander où l’on va et comment on y va signifierait une projection dans l’avenir, même proche, la question
nous déracine du présent donc : retour à la case départ, quoi qu’il arrive !
Finalement, si d’aventure l’occasion se présentait, la question serait simplissimement ramenée à : Quel choix est le mien entre ce que je qualifie de Lumière et sa polarité inverse, ce que je qualifie d’ombre ? Il s’agit du choix non pas de la nature de l’être mais de son expression, chacun d’entre nous étant à la fois ombre et lumière (ben oui, du a li té !). Nous avons les deux polarités en nous, en toutes choses, quoi qu’il arrive et attendu qu’un choix ne peut être proposé qu’entre deux possibilités au minimum, le choix d’origine sera soit la lumière, soit l’ombre.
Ensuite les nuanciers émotionnels humains conditionnés par les différents chemins de vie proposeront diverses équations, diverses teintes exactement comme sur la palette d’un peintre, la recherche de l’équilibre consistant à veiller à ce que le choix de départ soit respecté (et je parle bien ici d’équilibre instable). Mais ce dernier ne sera-t-il pas soumis de facto à sa propre condition devenue duale par l’incarnation ? Où se situera la frontière, la démarcation entre ce que l’être estimera être l’ombre ou la lumière, le bien et le mal ? C’est ici qu’est illustré l’adage selon lequel « l’enfer est pavé de bonnes intensions ». Ce jugement car c’en est un, sans un minimum de maturité spirituelle aura toutes les chances d’être davantage une vue de l’esprit d’un seul, qu’une appréciation juste applicable à l’ensemble.
Bon, dans ce cas me direz-vous, où va-t-on ? Mais nous n’allons nulle part, nous y sommes déjà ! Nous sommes tous exactement là où nous devons être au moment où nous devons nous y trouver et dans les conditions exactes posées par notre Présence. Nous n’avons pas à choisir quoi que ce soit, mais à vivre ce que nous expérimentons au moment même où nous l’expérimentons. L’essentiel devient ici non pas le choix de l’ombre ou de la lumière dans son expression humaine de 3D mais plutôt de décider ou non d’appliquer le détachement vis-à-vis de toute situation n’étant pas inscrite dans le moment présent !
Le nuancier humain est varié et variable, aujourd’hui nous choisissons la lumière, hier nous étions plutôt côté ombre et alors ? Hier est inclus dans aujourd’hui par un mécanisme de cause à effets immédiat, sorte de karma instantané. Donc inutile d’ éprouver une quelconque culpabilité ou regret concernant des actions du passé puisqu’elles sont inscrites dans notre présent, d’où l’importance encore une fois de vivre son présent le plus en conscience possible ! Même chose concernant l’avenir, inutile de se projeter dans un avenir dont l’on tisse déjà la trame dans le présent et qui de toute façon, une fois à notre portée est précisément devenu ce présent dans lequel nous avons tant de mal à nous positionner ! Ahahaha !!! et oui, voila ici comment exprimer de façon compliquée une vérité d’évidence d’une cuisante simplicité !
La boucle est bouclée, le simple rejoint le compliqué, le compliqué le simple, pour exprimer ce qui ne saurait
s’exprimer, mais se vivre ! L’inconvénient de l’ultra-mentalisation est finalement de s’extraire d’un présent potentiellement constructif par l’action. Comprenne qui voudra.. et qui
pourra.
Bien à vous !
MI
A suivre... peut être ^^








